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Dosimétrie

Dosimétrie : la mesure de la dose des rayonnements ionisants

La dosimétrie est la mesure de la dose de rayonnements ionisants (rayons X, gamma, bêta, neutrons) reçue par un objet ou une personne. Elle fait partie des outils de la radioprotection pour estimer la dose équivalente ou la dose efficace.

Qu’est-ce que la dosimétrie ?

Dosimétrie des rayonnements ionisants

Les rayonnements ionisants et non ionisants

La  dosimétrie individuelle est la mesure la dose reçue par un individu.

Elle peut être de deux types : interne ou externe.
Pour la dosimétrie interne, la source se situe à l’intérieur de l’organisme (en cas d’ingestion, d’inhalation ou par une plaie de radionucléides). La mesure se fait par analyses des excrétas (urine, selles,…), par dosimétrie in vivo ou par anthroporadiamétrie.
Pour la dosimétrie externe, la source se situe à l’extérieur de l’organisme, il s’agit d’une irradiation. La mesure se fait au moyen de dosimètres.

Dans le cadre d’une exposition professionnelle, la réglementation impose le port a minima d’un dosimètre passif pour les travailleurs classés entrant en zone surveillée et un dosimètre actif pour toute personne entrant en zone controllée .

Le décret n°-2018-437 du 4 juin 2018 fixe les conditions de protection des travailleurs contre les risques dus aux rayonnements ionisants.

La mise en œuvre de la dosimétrie est assurée par le Conseiller en Radioprotection (CRP ou anciennement PCR), sous la responsabilité du chef d’établissement. L’employeur peut aussi faire appel à un Organisme Compétent en Radioprotection (OCR). Les résultats de la dosimétrie passive sont transmises au Système d’Information de la Surveillance de l’Exposition aux Rayonnements Ionisants (SISERI).

Dosimétrie passive

Dosimétrie passiveLa dosimétrie passive ou surveillance dosimétrique est assurée au moyen de dosimètre passif. Ils sont autonomes (sans source externe d’énergie) et robustes pour supporter des conditions d’utilisation extrêmes et permettre une mesure de la dose.

En France, depuis l’arrêt de l’utilisation des films argentiques, plusieurs technologies coexistent : dosimètres RPL (radiophotoluminescence) , dosimètres OSL (Luminescence stimulée optiquement) ou dosimètres TLD (thermoluminescence).

Ils mesurent les rayons X, bêta et gamma, et un détecteur neutron (rapides, lents et intermédiaires) peut y être associé.

La mesure se fait par intégration, la lecture n’est pas instantanée mais cumulée sur la période de port. A l’inverse d’un dosimètre actif, ils ne permettent pas de signaler une dose instantanée mais ils assurent un suivi pendant toute la carrière du travailleur classé

Réglementairement, tout travailleur entrant en zone surveillée doit porter un dosimètre personnel à la poitrine qui sert de référent pour ‘estimation de l’exposition du corps entier. En fonction de l’activité des porteurs, une autre zone du corps peut être particulièrement exposée. Des dosimètres passifs adaptés sont alors adjoints (cristallin, doigt, poignet, cheville,…)

Dosimétrie active ou opérationnelle

La dosimétrie active, ou dosimétrie opérationnelle, consiste en une mesure en temps réel de l’exposition externe à l’aide d’un dosimètre individuel opérationnel.

Les dosimètres actifs sont générallement à diodes ou à gaz. Ils permettent une lecture immédiate de la dose reçue par le travailleur. Ils permettent une mesure lors d’une mission spécifique ou sur une période donnée (entrée en zone contrôlée).

Munis d’alarmes auditives et / ou visuelles, ils se déclenchent en cas de dépassement de doses ou de débit de dose prédéfinis ce qui permet au porteur d’apprécier en permanence le risque radioactif auquel il est soumis. Le porteur ou, grâce à la télétransmission, le service compétent peuvent suivre et optimiser l’exposition durant cette exposition même.

Réglementairement, cette dosimétrie vint s’ajouter à la dosimétrie passive pour les professionnels ayant un risque plus important d’exposition. Ce risque est évalué par le Conseiller en RadioProtection (CRP) généralement après une étude de poste dans le cadre de l’évaluation des risques.